Santé mentale et souffrance psychique : un objet pour les sciences sociales (avis de parution)

Chères lectrices, chers lecteurs,

Isabelle Coutant1 et Simeng Weng2 (membre du bureau du RT19) ont annoncé la parution de l’ouvrage collectif qu’elles ont codirigé intitulé Santé mentale et souffrance psychique : un objet pour les sciences sociales (CNRS éditions).

Une journée de présentation de l’ouvrage est organisée le 12 décembre (9h30-17h30) à l’Université Paris Descartes (salle R 229), avec une partie des co-auteurs auxquels se joindront des discutants.

Quatrième de couverture

« Selon l’OMS, les troubles psychiques concerneraient une personne sur quatre dans le monde. En France, ces troubles occasionnent chaque année plus de 10 000 suicides et près de 200 000 tentatives. Parallèlement, la vente d’antidépresseurs a été multipliée par sept entre 1980 et 2000. Ces pathologies ne peuvent se résumer à une affaire de connexions intra-cérébrales car les peines, les souffrances, les inhibitions, les déceptions, les angoisses, les peurs sont aussi liées aux environnements social et culturel.

Aborder le psychisme du point de vue des sciences sociales permet de mieux comprendre, analyser et prendre en charge la santé mentale. Émile Durkheim sur le suicide et plus tard Michel Foucault sur la folie ont ouvert la voie. Cet ouvrage souhaite la poursuivre en étudiant également les interactions entre systèmes de soins et politiques publiques, en repensant le rôle et la fonction de la psychiatrie, en enquêtant au plus près des individus et des groupes qui font l’objet des interventions «psy», mais aussi au plus près des soignants.

La santé mentale est en effet devenue le nouveau langage des luttes sociales. C’est pour répondre à cette exigence de notre monde contemporain que cet ouvrage à vocation pédagogique a été conçu. »

L’organisation du livre et ses contributrices et contributeurs

Sommaire complet

  • Première partie : Le psychisme individuel, un objet pour les sciences sociales ?

Avec la participation de (par ordre de parution dans l’ouvrage) : Christian Baudelot, Roger Establet, Marc Joly, Daphné Bolz, Bernard Lahire, Richard Rechtman, Francine Muel-Dreyfus, Stéphanie Pache, Claude-Olivier Doron.

  • Deuxième partie : Les recompositions du champ de la santé mentale

Avec la participation de (par ordre de parution dans l’ouvrage) : Nicolas Henckes, Camille Lancelevée, Livia Velpry, Benoît Eyraud, Bertrand Ravon, Jean-Paul Gaudillière, Baptiste Moutard, Nadia Garnoussi, Maïa Fansten.

  • Troisième partie : Du côté de « ceux qui souffrent » : retour sur des enquêtes empiriques

Avec la participation de (par ordre de parution dans l’ouvrage) : Brigitte Chamak, Aude Béliard, Jean-Sébastien Eideliman, Isabelle Coutant, Simeng Wang, Didier Fassin, Philippe Le Moigne, Michel Gollac.

 

1 Isabelle Coutant est sociologue au CNRS (Iris). Elle est spécialisée en ethnographie urbaine et s’est régulièrement intéressée à la question de la souffrance psychique d’un point de vue sociologique. Elle a récemment publié Troubles en psychiatrie (2012) et Les migrants en bas de chez soi (2018). ;

2 Simeng Wang est sociologue, chargée de recherche au CNRS (Cermes3). Ses travaux se situent entre autres au croisement des migrations internationales et de la santé dans un monde globalisé. Elle est notamment l’auteure d’Illusions et souffrances. Les migrants chinois à Paris (2017). ;

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